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Les Solidarités 2026 : plus de 65 000 personnes

Plus de 65 000 festivaliers, des milliers de familles, des concerts mémorables, une quarantaine d’associations et une nouveauté qui a trouvé son public : Le Phare. Les Solidarités 2026 referment trois jours de fête, de rencontres, de débats et d’émotions à Namur. Une édition populaire et engagée qui donne déjà rendez-vous les 3, 4 et 5 septembre 2027.

Radio Solidarité

des familles et un festival qui a quelque chose à dire

Les scènes vont se démonter, les barrières disparaître et Ecolys retrouver peu à peu son visage habituel. Mais il restera les images.

Celles de milliers de bras levés. Des enfants sur les épaules de leurs parents. Des familles entières installées dans l’herbe. Des rencontres au détour d’un stand associatif. Des artistes qui ont mis le feu aux scènes. Des discussions qui se prolongent autour d’un verre. Et cette foule, immense samedi, qui a parfois mis l’organisation à rude épreuve.

Plus de 65 000 personnes ont participé aux Solidarités 2026.

Dans un été compliqué pour le monde des festivals et avec un changement de dates qui constituait forcément un pari, Les Solidarités peuvent refermer cette édition avec le sentiment d’avoir réussi leur rentrée.

Radio Solidarité était là pendant ces trois jours. Micros en main, mais surtout au milieu des gens.

Et lorsqu’on quitte le festival, une chose reste évidente : Les Solidarités ne sont pas seulement un festival de musique.

C’est probablement là leur plus grande force.

Plus de 65 000 festivaliers… et énormément de familles

Les chiffres donnent la mesure : 16 900 entrées vendredi, 30 000 samedi et environ 21 000 personnes dimanche, soit plus de 65 000 festivaliers sur les trois jours.

Mais le chiffre le plus impressionnant est peut-être ailleurs.

Samedi, plus de 9 000 enfants de moins de douze ans étaient présents sur le site.

Neuf mille enfants dans un festival.

Cela raconte beaucoup mieux Les Solidarités qu’un simple compteur d’entrées.

Ici, on croise évidemment les habitués des festivals, mais également des poussettes, des familles entières, des adolescents, des parents et des grands-parents.

L’organisation parlait lors de sa conférence de presse d’une grande « retrouvaille en famille ». Sur le terrain, ce n’était pas une formule de communication. C’était visible partout.

Et cette ambiance familiale donne au festival une couleur particulière.

On vient voir un artiste. Les enfants découvrent parfois leur premier grand concert. On mange quelque chose. On s’arrête devant une animation. On traverse le village associatif. On découvre un spectacle que l’on n’avait pas prévu de voir.

Puis on reste.

Samedi : quand 30 000 personnes veulent vivre le même moment

Impossible néanmoins de raconter cette édition sans revenir sur le samedi.

Avec 30 000 personnes sur le site, la journée a montré les limites de certaines infrastructures.

L’arrivée du public a surtout été beaucoup plus brutale que prévu : plus de 12 000 personnes entre midi et 14 heures. Dans le même temps, quelque 3 500 voitures sont arrivées en deux heures.
Soprano a évidemment pesé lourd dans cette affluence.

Nous étions nous-mêmes au milieu de cette foule. Et ce que nous avons vécu restera probablement l’une des images fortes de notre week-end : des dizaines de milliers de personnes réunies, des enfants, des parents, une énergie folle et un artiste capable de rassembler plusieurs générations devant la même scène.

Mais cette réussite populaire a eu son revers : files, mobilité compliquée, difficultés de circulation et infrastructures parfois sous pression.

L’organisation ne cherche d’ailleurs pas à cacher le problème. Elle reconnaît qu’il faudra revoir certains dispositifs pour 2027, notamment la mobilité, les bars, la restauration, les sanitaires et plus largement les infrastructures d’accueil.

Il faut le dire.

Comme il faut également rappeler que, malgré cette affluence exceptionnelle, aucun incident majeur ni mouvement de foule n’a été signalé par la police, selon le bilan présenté par les organisateurs.

Un festival grandit aussi en regardant ce qui n’a pas fonctionné.

De la musique, évidemment. Mais pas seulement.

Les grandes scènes restent le cœur battant des Solidarités.

Pendant trois jours, les concerts se sont succédé et les générations se sont mélangées devant les artistes.

Mais il suffit de s’éloigner de quelques dizaines de mètres des grandes scènes pour découvrir un autre festival.

Une centaine d’activités ont rythmé le week-end : spectacles pour enfants, activités ludiques, culture urbaine, sport autour de l’inclusion, rencontres, animations et mise en valeur du monde associatif.

Une quarantaine d’associations étaient présentes.

Et leur présence n’est pas décorative.

Lors de la conférence de presse, les organisateurs ont raconté avoir une nouvelle fois reçu le même retour de leur part : elles rencontrent aux Solidarités un public intéressé, attentif, qui pose des questions.

C’est essentiel.

Parce qu’une personne venue pour un concert peut se retrouver, vingt minutes plus tard, à discuter d’un sujet dont elle ignorait presque tout.

C’est aussi comme cela que l’on crée de la rencontre.

La Casa, L’Escale… des lieux qui donnent une autre dimension au festival

La Casa a une nouvelle fois joué son rôle de lieu de retrouvailles, de convivialité et de bonne humeur.

L’Escale, déplacée cette année, a offert un espace différent aux artistes émergents.

Ces lieux comptent parce qu’ils permettent de respirer entre les grands rendez-vous et de découvrir autre chose.

Mais cette édition 2026 avait surtout une vraie nouveauté.

Et elle mérite qu’on s’y arrête.

Le Phare s’est allumé. Et il faudra le laisser briller.

Il porte bien son nom : Le Phare.

Un nouvel espace imaginé pour parler du monde dans lequel nous vivons.

Extrême droite. Démocratie. Désinformation. Climat. Santé. Guerres. Rapport des jeunes à l’information…

Pas nécessairement les sujets auxquels on pense lorsqu’on prononce le mot « festival ».

Et pourtant.

Le pari était précisément là : faire entrer ces questions au cœur d’un événement populaire.

Pas pour donner des leçons.

Pas pour obliger.

Mais pour proposer.

On passe devant. On entend quelques mots. On s’arrête. On écoute cinq minutes. Puis parfois vingt. Et finalement on reste pour tout le débat.

Lors de la rencontre réunissant notamment Salomé Saqué et François Debras, entre 200 et 250 personnes étaient présentes selon l’organisation.

Pour une première édition, c’est loin d’être anecdotique.

L’organisation parle de centaines de personnes venues au Phare pendant le week-end.

Mais ce qui nous intéresse davantage que le nombre, c’est qui ces débats peuvent toucher.

Les organisateurs l’ont expliqué eux-mêmes : l’objectif est aussi d’amener vers ces discussions des personnes qui, sans être présentes au festival, ne seraient probablement jamais allées écouter ce genre de débat.

Voilà pourquoi Le Phare est probablement l’une des nouveautés les plus intéressantes de cette édition.

Parce qu’on peut venir aux Solidarités pour danser.

On peut venir pour Soprano.

On peut venir pour passer une journée avec ses enfants.

Et au détour du chemin, on peut entendre parler de démocratie, de climat, d’extrême droite ou de désinformation.

On peut faire la fête sans éteindre son cerveau.

Mieux : on peut utiliser la culture et la fête pour ouvrir des portes.

Pour Radio Solidarité, cette idée nous parle forcément.

La solidarité ne peut pas rester écrite sur une affiche

Il y avait aussi l’Urban Village.

C’est là que nous avons posé nos micros samedi pour deux heures d’émission en direct.

Et finalement, nous ne pouvions pas rêver meilleur endroit.

Au milieu des jeunes, de la culture urbaine, des associations, des rencontres et des gens qui passent, s’arrêtent et repartent.

Pendant trois jours, nous avons essayé de raconter Les Solidarités depuis cet endroit-là : à hauteur de festivalier.

Nous avons vu les bénévoles.

Les travailleurs.

Les associations.

Les artistes.

Les familles.

Les enfants.

Les habitués.

Et ceux qui découvraient Les Solidarités pour la première fois.

Parce qu’un festival qui porte ce nom a aussi une responsabilité particulière.

La solidarité ne peut pas simplement être un joli mot imprimé sur une affiche.

Elle doit se rencontrer.

Elle doit s’écouter.

Elle doit se discuter.

Et parfois, elle doit aussi se danser.

Plus qu’un festival

L’un des organisateurs l’a résumé pendant la conférence de presse : l’ambition est de construire « plus qu’un festival ».

Après trois jours sur place, difficile de trouver meilleure conclusion.

Tout n’était pas parfait.

Samedi a montré qu’accueillir autant de monde, et surtout autant de familles au même moment, oblige à repenser certaines choses.

L’organisation en est consciente et annonce déjà vouloir tirer les enseignements de cette édition.

Mais il serait dommage que ces difficultés fassent oublier le reste.

Plus de 65 000 personnes.

Une foule immense mais profondément familiale.

Des dizaines d’artistes.

Une centaine d’activités.

Une quarantaine d’associations.

Des jeunes qui dansent.

Des enfants qui découvrent la musique live.

Des débats qui affichent plusieurs centaines de participants.

Et un nouveau Phare qui vient rappeler qu’un festival populaire peut aussi être un endroit où l’on parle de société.

Dans une époque où nous passons beaucoup de temps à expliquer ce qui nous divise, voir pendant trois jours autant de générations et de parcours différents partager le même espace fait du bien.

Les Solidarités 2026 se terminent donc avec quelques questions, quelques corrections à apporter, beaucoup de fatigue certainement…

mais surtout énormément d’images, de rencontres et d’émotions.

Rendez-vous les 3, 4 et 5 septembre 2027

Les barrières de cette édition vont à peine être rangées que le prochain rendez-vous est déjà fixé.

La 13e édition des Solidarités aura lieu les 3, 4 et 5 septembre 2027, à Namur.

Trois jours à inscrire dès maintenant dans l’agenda.

D’ici là, il restera probablement une image différente pour chacun.

Un concert.

Une rencontre.

Un éclat de rire.

Un débat.

Un enfant sur des épaules.

Une foule qui chante.

Pour nous, il restera aussi ce nouveau Phare.

Parce qu’au fond, c’est peut-être cela que nous retiendrons le plus de cette édition :

on peut venir aux Solidarités pour écouter de la musique, faire la fête et retrouver les copains.

Mais on peut aussi y rencontrer les autres, découvrir leurs combats, confronter des idées et regarder un peu plus loin que la scène.

Plus de 65 000 personnes ont fait la fête à Namur pendant trois jours.

Et pendant trois jours, elles ont aussi fait société.

À l’année prochaine, Les Solidarités.