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FIFF 2026 : le palmarès tombe, Congo Boy reste dans nos cœurs

Le FIFF dévoile une partie de son palmarès 2026. Des courts métrages engagés, sensibles et sociaux, tandis que Radio Solidarité retient aussi son grand coup de cœur : Congo Boy.

Radio Solidarité

Le FIFF 2026 approche de sa fin. Après plusieurs jours passés dans les salles, des rencontres, des discussions, des découvertes et quelques belles claques de cinéma, les jurys ont rendu leurs verdicts.

Ce samedi à Namur, le Festival International du Film Francophone a dévoilé une grande partie de son palmarès.

Et cette année encore, derrière les Bayards et les récompenses, ce sont surtout des histoires, des regards et des sujets de société qui ressortent.

15/18, Bayard d’Or et choix des jeunes.

Le Bayard d’Or du meilleur film revient à 15/18 de Cédric Kahn.

Le film réalise même un joli doublé puisqu’il avait également été choisi par le Jury Junior, composé de sept jeunes de deuxième secondaire venus de différentes écoles de Belgique.

Ce double choix n’est pas anodin. Un même film qui parvient à toucher à la fois un jury professionnel et un jury composé de jeunes spectateurs, c’est aussi la preuve que le cinéma peut parler à plusieurs générations sans forcément leur parler de la même manière.

Du Fioul dans les artères, doublement récompensé

Autre film particulièrement remarqué : Du Fioul dans les artères de Pierre Le Gall.

Il reçoit le Bayard de la meilleure première œuvre, décerné par le Jury de la Culture afin de mettre en lumière une nouvelle génération de cinéastes.

Mais le film repart également avec le Bayard de la meilleure interprétation, attribué à Alexis Manenti et Julian Swiezewski.

Deux récompenses pour un film qui nous avait déjà marqués lors de sa projection au FIFF.

Scénario, photographie et Bayard spécial

Le cinéma, ce sont évidemment des acteurs et des réalisateurs, mais aussi une écriture, une lumière, un cadre, une manière de raconter.

Le Bayard du meilleur scénario est attribué à Ann Sirot et Raphaël Balboni pour Un Détour par Diane, qu’ils réalisent également.

Le Bayard de la meilleure photographie revient à Nicolas Canniccioni pour son travail sur Marie Madeleine de Gessia Généus.

Enfin, Le Corset de Louis Clichy reçoit le Bayard spécial.

Cinq longs métrages se retrouvent ainsi au cœur de ce premier grand palmarès : 15/18, Du Fioul dans les artères, Un Détour par Diane, Marie Madeleine et Le Corset.

Une nouvelle génération aussi du côté des courts

Du côté des courts métrages, le FIFF avait fait cette année le choix intéressant de travailler avec des étudiants et étudiantes de l’Université de Namur.

Le Bayard du meilleur court métrage revient à Men in towels de Kiyan Agadjani.

Prochain arrêt : Fontenay de Charlyne Genoud reçoit le Prix du jury Coup de cœur international, tandis que Le Grand Virage de Gaël Blanchard obtient le Coup de cœur belge.

Enfin, Bert Ostyn et Héloise Vanderhaegen reçoivent le Prix de la meilleure interprétation belge pour Chacun sa nuit traverse d’Ellie Delvaux.

Lors de la conférence de presse, le jury a expliqué avoir été touché par « la rencontre de deux solitudes » et par ce duo père-fille montré avec beaucoup de délicatesse.

Et Radio Solidarité a aussi son coup de cœur

Un festival, ce sont des jurys. Des délibérations. Des prix.

Mais le cinéma ne se résume heureusement pas à ceux qui repartent avec un trophée.

Pendant ce FIFF, nous avons vu beaucoup de films. Certains nous ont fait rire, d’autres réfléchir. Certains nous ont bousculés.

Et puis il y a celui qui nous reste.

Pour Radio Solidarité, ce film, c’est Congo Boy de Rafiki Fariala.

Pas parce qu’un jury nous dit de l’aimer. Simplement parce que nous avons été touchés.

Par ce jeune garçon, par son parcours, par cette volonté de continuer malgré les obstacles. Par cette histoire qui parle d’exil, d’intégration, de rêves, mais surtout de la difficulté de trouver sa place lorsque la vie vous oblige à recommencer ailleurs.

Congo Boy rappelle aussi quelque chose que nous oublions facilement depuis l’Europe : les réfugiés ne sont pas uniquement ceux qui arrivent chez nous.

On fuit et on recommence sa vie partout dans le monde.

Et partout, il faut apprendre de nouveaux codes, affronter le regard des autres, trouver sa place et essayer de ne pas abandonner ses rêves en chemin.

Parce qu’un palmarès ne raconte jamais tout

Voilà peut-être ce que nous retiendrons de ce FIFF.

Il y aura les Bayards. Les photos. Les applaudissements. Les noms inscrits au palmarès.

Et puis il y aura tous ces films qui continueront à vivre sans récompense.

Parce qu’un festival sert aussi à cela : permettre à une histoire que nous ne connaissions pas deux heures auparavant de venir bousculer quelque chose en nous.

Les jurys ont fait leurs choix.
Radio Solidarité aussi.

Et notre coup de cœur s’appelle Congo Boy.

🎬 Cette semaine, Radio Solidarité fait son cinéma !
✨ Le cinéma nous rassemble, nous questionne et raconte ce qui fait société. Radio Solidarité vous emmène au cœur du FIFF.