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Sirât,

Présenté dans le cadre du RamDam Festival, Sirât d’Oliver Laxe s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale d’un festival dédié aux films qui interrogent et bousculent les regards. Récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes, ce long-métrage tourné dans le désert marocain propose une expérience de cinéma sensorielle et contemplative, loin des récits formatés. Notre correspondant marocain Ahmed livre une analyse sensible de cette œuvre singulière, où l’image, le rythme et l’atmosphère prennent le pas sur la narration classique.

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une traversée cinématographique
au cœur du RamDam Festival

Dans le cadre du RamDam Festival, festival reconnu pour sa programmation engagée et ses films qui interrogent le monde contemporain, Sirât trouve naturellement sa place. Réalisé par Oliver Laxe et tourné dans les paysages du désert marocain, le film propose une expérience de cinéma singulière, loin des récits formatés.

Récompensé par le Prix du Jury au Festival de Cannes, Sirât s’inscrit dans une démarche de cinéma d’auteur exigeante, où l’image, le temps et l’espace prennent une dimension centrale. Plus qu’un film à “raconter”, Sirât se vit, se traverse, et invite le spectateur à accepter un autre rapport au récit et au rythme.

C’est dans cet esprit que notre correspondant marocain, Ahmed, propose son regard critique, en s’attachant à l’expérience sensorielle et à la proposition artistique du film.

Lumière sur Sirât, le Prix du Jury du Festival de Cannes

Par Ahmed

Le dernier film du réalisateur Oliver Laxe, intitulé Sirât, fait beaucoup parler de lui depuis sa présentation au Festival de Cannes. Tourné dans les paysages naturels du désert marocain, ce long-métrage a attiré l’attention des professionnels du cinéma en remportant le prestigieux Prix du Jury.

Une expérience visuelle avant tout
Ce qui frappe dès les premiers instants du film, c’est son ambition esthétique. Sirât n’est pas un film classique : il accorde une importance capitale à l’image. Le réalisateur utilise le décor du désert pour créer une atmosphère très particulière, presque hypnotique. La photographie est soignée et cherche à plonger le spectateur dans un univers visuel fort, où les paysages occupent autant de place que les personnages.

Un rythme contemplatif
Sur le plan de la narration, le film se distingue par un choix de mise en scène radical. Au lieu de proposer une action rapide ou des rebondissements constants, Sirât adopte un rythme lent et posé.

C’est un cinéma de la contemplation. Le réalisateur prend le temps d’installer ses scènes et laisse durer les plans. Cette approche demande au public de s’adapter à une temporalité différente, loin des codes habituels des grands films commerciaux. L’histoire avance doucement, privilégiant l’ambiance générale à l’efficacité immédiate du scénario.

Un choix artistique assumé
En récompensant ce film, le jury de Cannes a mis en lumière un cinéma d’auteur exigeant. Sirât se présente comme une œuvre qui cherche à créer son propre monde, un peu en marge de la réalité. Le film ne cherche pas nécessairement à tout expliquer, mais plutôt à proposer une expérience sensorielle.

C’est une proposition artistique qui mise sur la beauté des cadres et la puissance de l’environnement, confirmant le style singulier d’Oliver Laxe dans le paysage cinématographique actuel.

Ahmed Chouquib

RamDam Festival 

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