Une ville qui n’est déjà pas faite pour elles
Aujourd’hui, à Bruxelles, seuls 1 arrêt sur 5 est accessible.
Un chiffre froid.
Mais une réalité violente.
Ça veut dire quoi concrètement ?
Des détours interminables
Des obstacles partout
Une dépendance constante
Dans ce contexte, enlever le minibus, ce n’est pas “adapter” le service.
C’est retirer une béquille essentielle.
Demain : dépendre du privé… et espérer
La solution avancée ?
Remplacer progressivement ce service public par des taxis privés.
Mais sur le terrain, la réalité est déjà connue :
👉 des courses refusées
👉 des retards
👉 des personnes laissées sur le trottoir
Parce qu’un autre client rapporte plus.
Parce que le handicap ne rentre pas dans une logique de rentabilité.
Payer plus… pour avoir moins
Aujourd’hui : environ 2€ le trajet.
Demain ?
5€ ? 8€ ? 10€ ?
Pour beaucoup, ce n’est pas un détail.
C’est la différence entre pouvoir sortir… ou rester enfermé chez soi.
Tout ça pour… 0,1 %
Le chiffre est presque absurde.
- 0,1 % du budget de la Région de Bruxelles-Capitale.
Un dixième de pourcent.
C’est ce qu’il faudrait pour maintenir et renouveler la flotte.
Alors la question est simple :
Est-ce vraiment une question d’argent…
Ou une question de choix ?
Gabriela : “On va nous effacer”
Derrière les chiffres, il y a des visages.
Gabriela Stanciu.
En fauteuil roulant.
Utilisatrice du service depuis 30 ans.
Elle raconte :
“Si on supprime ce service, on est coincés chez nous.
Les taxis privés m’ont déjà laissée sur le trottoir.
Où est l’inclusion ?”
Alors elle a décidé d’agir.
Elle a lancé une pétition.
Pas pour elle seulement.
Pour des milliers d’autres.
C’est tout ce qu’il manque des signatures.
Sans ça ?
Le service disparaît.
Sans bruit.
Sans débat.
Dans l’indifférence.
Tu peux faire partie des 913
Tu n’as pas besoin d’être concerné directement pour agir.
Juste 30 secondes.
Signer ici :
https://democratie.brussels/initiatives/i-253
Informer, c’est déjà résister
À Radio Solidarité, on refuse de détourner le regard.
Parce que derrière chaque décision, il y a des vies.
Parce que derrière chaque silence, il y a une injustice.
Et parce qu’une société digne ne laisse personne sur le côté.
La vraie question
Ce n’est pas “combien ça coûte”.
C’est :
combien vaut la liberté de 30.000 personnes ?
Et surtout :
est-ce qu’on accepte de les abandonner ?