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Plus de 10 000 personnes dans les rues de Namur

Plus de 10 000 personnes ont défilé ce 16 juin 2026 entre la gare de Namur et le Parlement wallon. À l’appel du front commun syndical et de nombreuses associations, la mobilisation a dénoncé les politiques d’austérité et défendu les services publics. Radio Solidarité était sur le terrain.

Radio Solidarité

la Wallonie dit non à l’austérité

Namur, 16 juin 2026. Des rues noires de monde, des drapeaux rouges et verts à perte de vue, des pancartes, des slogans, des cercueils symboliques, une immense colère… mais aussi une détermination qui ne faiblit pas. Ce mardi, la capitale wallonne a vécu l’une des plus importantes mobilisations sociales de ces derniers mois.

Selon les estimations recueillies sur place, plus de 10 000 personnes ont défilé entre la gare de Namur et le Parlement wallon. Alors que les premiers manifestants arrivaient devant le Parlement, d’autres continuaient encore de quitter la gare. Une image qui résume à elle seule l’ampleur de cette journée.

Au-delà du chiffre, c’est surtout un message politique qui s’est exprimé.

Une mobilisation intersyndicale, associative et citoyenne

À l’appel de la FGTB, de la CSC et du front commun syndical, rejoints par de nombreuses associations, acteurs du secteur non marchand, enseignants, travailleurs des services publics, étudiants et citoyens, la manifestation dénonçait les politiques d’austérité menées en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les participants dénoncent des réformes qui touchent directement les travailleurs, les demandeurs d’emploi, les secteurs associatifs, la culture, l’enseignement, la santé, les services publics et les dispositifs APE.

Dans les cortèges, les revendications étaient nombreuses mais convergeaient toutes vers une même idée : les économies budgétaires ne peuvent pas se faire au détriment de celles et ceux qui assurent les missions essentielles de la société.

“Non” : le mot d’ordre de toute une journée

Tout au long du parcours, un mot revenait inlassablement.

Non.

Non à l’austérité.

Non au démantèlement progressif des services publics.

Non aux économies réalisées sur les travailleurs et les associations.

Non à une politique qui, selon les manifestants, fait peser l’effort budgétaire sur les citoyens plutôt que sur une réforme plus équitable de la fiscalité.

Les pancartes résumaient parfaitement l’état d’esprit du cortège : « Sauvons nos services publics », « Laissez-nous les moyens d’offrir un service public de qualité », « Stop à la boucherie sociale » ou encore « Je suis statut ».

Un cortège riche en symboles

La manifestation n’était pas uniquement revendicative.

Elle était aussi fortement symbolique.

Une immense mascotte représentant un rat, plusieurs mises en scène dénonçant les politiques d’austérité ainsi qu’un cortège funéraire avec un cercueil décoré de fleurs portant les inscriptions « À notre APE raboté » et « À nos APE perdus » ont marqué les esprits.

Ces images illustrent les inquiétudes du secteur associatif face aux réductions de moyens et à l’avenir de nombreux emplois.

Une Wallonie rassemblée

Des délégations étaient venues de toute la Wallonie.

Fonctionnaires, enseignants, aides familiales, personnel hospitalier, travailleurs du secteur associatif, militants syndicaux, étudiants et simples citoyens ont marché côte à côte.

Les couleurs syndicales se mêlaient aux drapeaux palestiniens, aux revendications sociales, aux collectifs citoyens et aux nombreuses associations présentes.

La manifestation dépassait largement le seul cadre syndical.

Elle exprimait une inquiétude plus générale quant au modèle de société que souhaitent construire les autorités publiques.

Une journée qui laissera des traces

Face au Parlement wallon, les discours se sont succédé sous les applaudissements d’une foule restée mobilisée jusqu’au terme de la manifestation.

Si les gouvernements fédéral et wallon étaient directement visés par les critiques, le message adressé au monde politique était plus large : les manifestants réclament davantage de concertation, des investissements dans les services publics et une politique sociale qu’ils jugent plus juste.

Reste désormais à savoir si cette démonstration de force sera entendue.

Une chose est certaine : le 16 juin 2026 restera comme une journée où la Wallonie a montré qu’elle refusait de rester silencieuse.

Radio Solidarité sur le terrain

Comme lors des grandes mobilisations sociales de ces derniers mois, Radio Solidarité était présente tout au long du parcours entre la gare de Namur et le Parlement wallon.

Nos équipes ont recueilli des dizaines de témoignages, des interviews, des images et des ambiances qui seront prochainement publiés sur notre site et nos réseaux sociaux.

Parce qu’informer, c’est aussi être présent là où les citoyens font entendre leur voix.

Laurent Frémal

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