Non à l’abolition de la Culture
Un droit fondamental pour tous !
« Quand un leader politique rêve d’un monde sans Culture, il pose la première pierre d’une société appauvrie, prête à s’agenouiller devant l’ignorance. »
L’annonce fracassante de Georges-Louis Bouchez (MR) sur son « modèle politique idéal » sans ministère de la Culture a provoqué un véritable séisme dans le paysage sociopolitique. Faut-il s’étonner de voir un tel dédain affiché pour un pilier essentiel de la démocratie ? Sans financement, la Culture se meurt, et avec elle, notre liberté d’expression et de pensée. Quand on s’attaque à la Culture, on s’attaque à l’âme même de la société.
Récemment, Georges-Louis Bouchez (MR) a déclaré que son modèle politique idéal n’inclurait pas de ministère de la Culture. Une déclaration qui ne peut laisser indifférent et que nous condamnons fermement. Pourquoi ? Parce que derrière ces mots se cache une vision dangereuse qui considère la Culture comme un luxe et non comme un droit essentiel.
La Culture n’est pas un privilège réservé à une élite. Elle appartient à chacun d’entre nous. La musique, le théâtre, le cinéma, les bibliothèques, la littérature, les expositions, la radio associative… tout cela constitue bien plus que du simple divertissement. La Culture est un outil d’émancipation, un moyen d’expression, un miroir de la société et un espace où se construit l’esprit critique. La Culture, c’est ce qui nous relie les uns aux autres, ce qui nous permet d’échanger, de comprendre le monde et d’imaginer l’avenir.
Mais sans soutien des pouvoirs publics, l’accès à la Culture devient un privilège. La question n’est pas de savoir si nous avons besoin d’un ministère de la Culture, mais bien de comprendre ce que la disparition de cette institution impliquerait : la marginalisation progressive de la création artistique indépendante, la fermeture de lieux culturels, la diminution des aides aux artistes et aux associations, et donc, à terme, un appauvrissement collectif.
Une mise en garde de l’Histoire : là où l’on brûle des livres…
L’écrivain allemand Heinrich Heine écrivait en 1821 : « Là où l’on brûle des livres, on finit par brûler des hommes. » Derrière cette phrase visionnaire, une mise en garde : toute société qui néglige, censure ou abandonne la Culture finit par sombrer dans l’obscurantisme et l’autoritarisme.
L’Histoire regorge d’exemples où la destruction de la Culture a précédé des dérives graves : des autodafés nazis de 1933, où des milliers de livres ont été brûlés en place publique, aux dictatures qui musèlent les artistes et les journalistes pour imposer une pensée unique. Aujourd’hui, la menace ne passe plus nécessairement par le feu, mais par l’indifférence et le désengagement progressif des institutions.
On n’a pas besoin de brûler des livres pour les faire disparaître : il suffit d’arrêter de financer les bibliothèques. On n’a pas besoin d’interdire le cinéma engagé pour l’étouffer : il suffit de lui couper les aides. On n’a pas besoin de censurer la musique contestataire : il suffit de ne plus lui donner les moyens de se faire entendre. Petit à petit, en supprimant les financements et les structures qui permettent à la Culture d’exister, on la condamne à disparaître pour la majorité de la population.
Un droit, pas un privilège
Supprimer le soutien public à la Culture, c’est faire de l’accès aux œuvres et à la création un luxe réservé à ceux qui ont les moyens de payer. C’est exclure toute une partie de la population de ce droit fondamental.
Car oui, la Culture est un droit, au même titre que l’éducation ou la santé. Elle permet de lutter contre l’isolement, elle donne la parole à ceux qu’on n’entend pas, elle permet à chacun de se construire en tant qu’individu et en tant que citoyen. Une société qui renonce à sa Culture renonce à sa propre mémoire et à sa propre diversité.
En Wallonie et à Bruxelles, des milliers d’associations culturelles, d’artistes, de bibliothécaires, de musiciens, de comédiens et de bénévoles se battent chaque jour pour rendre la Culture accessible à tous. Ils animent des ateliers dans les quartiers populaires, créent des espaces d’expression pour les jeunes, font vivre les radios libres, organisent des festivals solidaires… Leur travail est indispensable, et il repose en grande partie sur des subventions publiques. Leur couper les moyens, c’est mettre en péril tout un écosystème qui fait vivre la Culture là où elle est la plus nécessaire.
Radio Solidarité, une voix engagée pour la Culture
À Radio Solidarité, nous nous battons pour une Culture libre, accessible et populaire. Nous donnons la parole aux artistes, aux associations, aux citoyens qui font vivre la Culture au quotidien. Nous croyons en une Culture qui rassemble, qui fait réfléchir, qui inspire et qui donne du pouvoir aux gens.
La Culture ne doit jamais être une option. Elle est un espace de résistance, de liberté et d’émancipation. C’est pourquoi nous continuerons à défendre l’idée qu’elle doit être financée et soutenue par les pouvoirs publics.
Nous refusons une société où seuls les plus riches auraient accès aux musées, aux théâtres, aux concerts et aux livres. Nous refusons une société où la voix des artistes indépendants serait noyée sous le rouleau compresseur de la rentabilité et du marché. Nous refusons une société où l’on considérerait la Culture comme un luxe, alors qu’elle est une nécessité.
Le combat pour la Culture est un combat pour la démocratie, pour l’égalité et pour la liberté d’expression. Ne laissons personne remettre cela en question.
#CulturePourTous #DroitÀLaCulture #RadioSolidarité
Laurent Frémal
La Culture, C'est Nous
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